Le Crépuscule des Jours

Chronique poétique et visuelle des jours qui passent...

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Eau > Jardin


Tout paraissait évident : l’eau qui s’écoule, les pierres qui ruissellent, les arbres qui bruissent ; tout paraissait aller de soi : de l’écoulement à la raison d’être, au poids des ans et des feuillages, l’abus du vent sur toute chose et l’abandon de l’eau sur le sol. 

Et comme toujours dans ces moments parfaits, surgit on ne sait d’où, la main qui change tout, celle qui dévoile, celle qui retient, celle qui repousse ou bien se joint à une autre qu’elle cherche dans la mousse des eaux.

Quelque part le bruit s’est amplifié, comme un rire de gorge, celui du torrent entre les failles du versant, là-bas dans les déserts que la pluie prendra plaisir à ensemencer et où grossit encore et encore, les roulements de tonnerre de la terre en émoi.

A partir de la goutte, s’est accrue l’illusion de la mer, de l’océan libéré, de la revendication des flots et dans ce tourbillon sans cesse renaissant, glosent les grenouilles en fond d’écran. "Il en faut de l’imagination pour lancer l’esquif en papier et le laisser aller dans le courant", disent-elles, ne comprenant rien à la beauté du geste, à l’élégance du lâcher prise.

 

Tout leur paraissait évident.

 

 Ecrit par Marine Arena-Crabbé / Vidéo de Marie-Pierre Guillon

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