Le Crépuscule des Jours

Chronique poétique et visuelle des jours qui passent...

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1 minute #4 - Paris

 

 

« Où étais-tu passé, Charlie ? Ça fait plusieurs jours que je m’échine à te joindre … ton silence m’inquiétait. T’entendre enfin au téléphone me fait un bien fou, si tu savais ! Ta voix me manquait, mon vieux ! Alors, s’il te plaît, ne me fais plus un coup pareil, je déteste me retrouver dans cette situation, dans ce silence de mort.

Au fait, tu passeras le bonjour aux copains là-bas, car ça fait un bail que je ne les ai pas entendus eux-aussi. Ils se marrent dis-tu ! Ça ne m’étonne pas d’eux, tiens. Ici, c’est pas la joie, mais on tient bon, tu peux le leur dire. On est tous avec vous, sois en sûr, tiens écoute les…

Pendant que je te tiens, tu salueras Saint-Simon au nom de l’égalité, Pierre Leroux au nom de la fraternité, et Charles Fourier pour la liberté et tous leurs descendants, au nom de ces trois enseignes. Et comme le disait ce bon vieux Leroux, c’est la fraternité qui doit unir indéfectiblement la liberté et l’égalité, car elle est amour. N’est-ce pas un merveilleux challenge que de tout faire pour que ces deux-là qui participent de la nature de l’homme, soient enfin unies et pour longtemps. Ça nous éviterait bien des guerres ! Allez mon vieux à bientôt, embrasse tout le monde autour de toi. A bientôt, mon bon vieux Charlie, à bientôt ! »

Là-dessus, après avoir fait les cent pas devant un café, tout à sa joie de communiquer avec ses amis, Anonymus raccrocha et sortit de mon champ de vision. Puis le défilé des passants recommença sans que je parvienne à accrocher mon regard sur l’un ou sur l’autre précisément. Non, je m’intéressais à tous et à personne en particulier, ayant encore à l’esprit les phrases et les gestes d’Anonymus, en me disant que parfois le hasard croise l’actualité de manière fort saisissante. Alors me revint la vieille antienne : « il n’y a pas de hasard ». Mais c’est terrible une phrase comme ça, c’est terrible, car elle ouvre des abîmes de réflexion aux multiples galeries dans lesquelles se perdent tous ceux qui ne parviennent plus à s’y reconnaître.

 Ecrit par Marine Arena-Crabbé / Vidéo de Jean-Luc Cormier

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