Le Crépuscule des Jours

Chronique poétique et visuelle des jours qui passent...

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confins1-Géorgie

 

 

Je suis restée longtemps assise dans cette gare. Je ne me souviens plus quand la pluie a commencé. Ni quand elle s’est arrêtée.

 

Je retiens seulement avoir regardé longuement, ce train à l’arrêt, en me demandant quand est-ce que j’aurais le courage de quitter ma place – et cet état d’inertie.

Je me suis concentrée fortement sur ces gouttes, sur leur impact. Je m’étais concentrée dessus à tel point que je pouvais les observer de manière individuelle, extraites de leur présence collective. Ecoutant leur chute calmement.

Pourtant quelque part j’étais tendue comme un arc, et lorsque je les voyais s’écraser de la sorte sur le sol de ce quai, c’était comme si un morceau de moi éclatait avec elles. A chaque impact, ma fissure s’élargissait. Tout comme le plan d’eau qu’elles commençaient à former face à moi.

 

Je ne me souviens plus quand la pluie a débuté. Ni quand elle s’est arrêtée. En revanche je me rappelle parfaitement de cet instant où je me suis levée et où j’ai laissé glisser une goutte sur ma blessure. Tout en douceur.

 Ecrit par Cath. An. / Vidéo de Hervé Dez

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